Ashtanga yoga : la mauvaise réputation

Si les a priori autour du « yoga » semblent quand même un peu dépassés de nos jours (« c’est ésotérique », « c’est pour les hippies », « c’est de la gym pour mamies » etc.), le yoga ashtanga, lui, souffre encore trop souvent d’une très mauvaise réputation. Alors que j’écris ces lignes, enceinte de 8 mois, cela me navre d’autant plus que c’est uniquement cette méthode de yoga qui m’a vraiment transformée et soutenue plusieurs années avant ma grossesse, et également pendant.

Prof de yoga : éviter l’usure, maintenir l’enthousiasme

Le terme « prof de yoga » regroupe un ensemble d’individus exerçant leur activité de manière extrêmement hétérogène. Si hétérogène que parfois, leurs vies professionnelles n’ont vraiment rien de similaire les unes avec les autres.

Yoga ou musique, faut-il choisir ?

Tenter d’enseigner le yoga en 2017, c’est se retrouver au carrefour entre des pratiques qui se prétendent elles-mêmes « traditionnelles »(dont la forme serait maintenue relativement similaire au fil des transmissions ?) et d’autres que certains taxent de déviances commerciales. Parmi elles, les cours de yoga en musique. J’ai cherché à me faire ma propre idée (=expérience directe) sur ce sujet plutôt que de céder à la tentation de colporter celles des autres.

Les vertus du courage et les pièges de la facilité.

La pratique quotidienne du yoga ashtanga est la chose la plus difficile que j’ai jamais réalisée. Je pèse chacun de ces mots, je n’ai jamais rien fait d’aussi difficile que « monter » sur mon tapis tous les jours, entre 1h et 2h30, consciente de mon souffle. Je comprends sincèrement que tout le monde ne le fasse pas. Je parle ici moins de l’aspect physique de la pratique qui peut être adaptée à tous, que du fait de s’y mettre avec intention et sincérité.

C. s’est mise en yoga

En ce temps de « vacance » de Toussaint, je laisse la parole à une élève qui a été particulièrement touchée par la rencontre avec le yoga à Yoga Shala. C’est bien le genre de retour qui donne tout son sens à l’enseignement. Namaste mille fois, C. :

Le pouvoir de la simplicité (ou pourquoi j’enseigne des classes Mysore)

Hier, j’ai été prendre un cours de yoga collectif dans mon propre shala. Luxe ! Cela faisait des mois que je n’avais pas pratiqué en présence d’autres personnes, j’ai savouré chaque respiration comme jamais. Le reste du temps, je pratique seule et tel que me l’ont appris mes enseignants, chez moi ou au shala. Après quelques salutations guidées, on nous a laissé en faire une…tout seuls justement.

Entrepreneur(e) : ce que j’ai appris

Je n’avais JAMAIS envisagé travailler à mon compte. Ce n’était ni dans ma culture familiale, ni dans mon paysage mental du plus loin que je me souvienne. On était salariés et puis c’est tout. Je savais que des gens faisaient ce truc lointain, mais je ne me suis JAMAIS sentie concernée. Dans ma représentation du travail, l’on devait se faire entrer dans une case qui nous attendait quelque part et il s’agissait de trouver la meilleure (ou la moins pire) pour soi.

Le yoga des couillons

Le couillon, c’est moi. Ou toi. Quand après 3 cours de yoga, tu dis à tout ton entourage que tu es « à fond » dedans. Quand tu vides les mots de leur profondeur, c’est-à-dire celle de l’expérience réelle à laquelle ils ne sont qu’une référence. Mais l’expérience réelle, prime. Elle ne ment pas. Elle, elle peut se passer de mots ou d’images. L’inverse n’est pas vrai, mais existe pourtant. Tu penses même faire une formation pour enseigner.

Lâcher le perfectionnisme

Le perfectionnisme est un des « virus » que l’on trouve dans l’air ambiant. Je l’observe si récurrent à vrai dire, que j’ai envie de m’arrêter dessus aujourd’hui. Derrière lui, une culture, une enfance, une éducation…bref de très nombreux conditionnements. Ce sont des empreintes tenaces. Je remarque qu’il est vraiment source de beaucoup de souffrances que l’on se crée…pour rien au final, dans le sens où ça ne mène nulle part. Hormis peut-être à une estime de soi délabrée et à une inhibition à passer à l’action.

Le temps c’est de…l’amour

Comme la plupart de mes congénères occidentaux, je souffre plus ou moins consciemment d’un symptôme assez récurrent : je ne m’aime pas assez. Je fais encore trop souvent passer les tâches extérieures avant mon équilibre intérieur. Et me voilà à nouveau entraînée dans des pensées du type : « quand la maison sera rangée, quand la compta sera à jour, quand la panière de linge sera repassée, quand ceci, quand cela« . Alors à ce moment-là seulement, je pourrai prendre du temps pour moi, me détendre etc. A ce moment-là, j’aurai le droit. Question : mais pourquoi ça ?