La peur & le souffle

Crédit Photos : @Kia Naddermier. Andalousie, été 2019.

Écoute-les.

Prends le temps d’écouter cette respiration qui n’est plus tout à fait la même qu’hier. Pas encore une autre. Éduque-toi à écouter ta respiration. Juste…écouter. Le peux-tu ? Peux-tu faire ce que tu n’as jamais fait et être là où tu n’as jamais été ? Il y en a eu d’autres avant toi des téméraires, tu sais.

Prends le temps de sentir comme tu as du mal à te laisser remplir. D’air. D’énergie. De vie. Sens comme tu te refuses à être nourri(e). Sens comme tu as si peu d’espace à l’intérieur de toi que ça en devient une souffrance. Ton coeur étouffe. Ton âme s’atrophie. Ton corps se rétracte. Sens comme ton diaphragme est à l’arrêt. Trop rarement relâché et si faible lorsqu’il devrait au contraire être le plus puissant. Va doucement. On ne tire pas sur les pétales d’une fleur pour qu’elle s’ouvre. Tu dois être un(e) artiste dans cette vie.

Descends. Un peu plus profond. Dans les tréfonds de ton souffle, dans l’espace où tu ne vas jamais t’aventurer au sein de ce que tu appelles (un peu rapidement à mon sens) ta « vie ». Jusque dans le réservoir de ta peur. Reste-là. Et touche-la. Donne-toi le temps, car il en faut. Je suis toujours là, avec toi. Sens la limite au bout de ton inspir, accueille-la. Putain que c’est dur. Sens les larmes qui viennent avec, les tremblements dans ta mâchoire, ta poitrine qui menace d’exploser. Accueille-les. Il faut du courage pour accepter d’être aussi exposé(e) et vulnérable dans ses propres profondeurs. Il faut un putain de courage. Ouvre l’espace autour de la limite. Envisage la limite avec amour. Et envisage-toi avec l’amour le plus fondamental. Combien de vies te faudra-t-il enfin pour accepter de t’aimer ?

Descends encore. Sens le vent de panique et de détresse qui lève ses voiles. Ton corps, pourtant immobile, tremble sur un autre plan. À ce stade, c’est de l’ordre de l’instinct de survie ce que tu contactes là. Archaïque. Brut. Profond. Dans ce qui n’a pas encore de forme. Comme un mala de perles, la plus petite des peurs fait vibrer la plus grande. Laisse la peur la plus fondamentale te secouer de l’intérieur. Qu’est-ce que tu risques à part être secou(é) ?Je sais que tu as peur de la mort là, je ne suis pas idiot à ce point. Accepte de laisser partir le souffle. N’aies pas peur car tu es toujours là. Regarde comme tu es toujours là. Et là encore ! Dans l’espace entre les actions, vois comme tu es toujours là. Dans ce que tu nommes « le vide », tu es toujours là. C’est une sacrée expérience ce que tu vis là non ? Ou une expérience sacrée.

Expérimente comme l’existence te traverse et comme la peur sème des barrages si tu la laisses faire. Sens comme tu es traversé(e)…si tu décides de te laisser traverser. Sens comme accepter n’a rien à voir avec le fait de capituler. C’est Être. Tu es en sécurité avec l’existence. Sens comme il est merveilleux d’accepter. Les larmes, promis, ne sont au fond rien de mauvais.

Laisse partir loin de toi l’air…encore un peu plus loin. C’est ok, c’est même joyeux ! Et RIS bordel ! PLEURE ! RIS ! PLEURE DE RIRE ! Vois comme l’existence est une amie qui te veut du bien. Vois comme tu es toujours là ! Tu es toujours là !!! Sans la peur, tu es toujours là…même encore plus qu’avant, dans ta pleine humanité. Laisse la vie couler dans les canaux de ton être et se répandre autour de toi. Laisse le meilleur de toi se répandre autour de toi. De toute façon, tu as toujours aimé partager pas vrai ? Ce dont je te parle là, c’est du vrai partage.

Tu as été si courageux(se). J’en suis profondément ému(e), pfiou. Tu as fait le premier pas, réputé le plus difficile. Prends le temps de voir ça. Et maintenant, pratique. Tu es, et seras, toujours en sécurité à l’intérieur de toi. Tu es, et seras, toujours fondamentalement aimé(e) dans cette existence. Je serai toujours là pour toi.

Ta respiration.

Le salut est dans le corps

La pratique du yoga doit se faire de manière quotidienne – très régulière – sur une longue période de temps, et de manière ininterrompue. Telle est la recommandation de base – on remarquera au passage que le yoga est un art exigeant…

Bonne nouvelle pour les pauvres

Probablement comme vous, j’ai été éduquée à la passivité et chose tragique, je n’en avais absolument aucune conscience. Ricanant durant des années au dernier rang de la classe, me reposant sur mes lauriers et endossant gaiement l’injonction de « s’asseoir et se taire », j’ai profité de certaines facilités pour traverser ainsi les 25 premières années de ma vie. Sous une vague apparence de réussite, je n’avais en fait aucune expérience de ce qu’était la véritable difficulté de la vie, l’engagement total.

Le DJ AVICII, Instagram et la poudre de perlimpinpin

Je suis récemment « tombée » sur le documentaire Avicii : True stories – pas de panique, vous êtes bien sur un BLOG de yoga, mais le genre qui s’intéresse à tout. Puisque tout est un…bref. On y suit le DJ Avicii, de son vrai nom Tim Bergling, né le 8 septembre 1989 à Stockholm et mort le 20 avril 2018 à Mascate. Le documentaire sorti quelques temps avant son suicide relate les débuts du DJ dans sa petite chambre de Stockholm, puis sa montée en puissance au cours des 8 années de carrière où il devint une star internationale et la tête d’affiche des plus grands festivals mondiaux.

L’ashtanga n’est pas le problème – Son enseignement l’est

« Une de mes plus grandes frustrations dans le fait d’être associée au yoga ashtanga, est que les autres yogis pensent que ma pratique posturale et mon enseignement, doivent adhérer à la forme dite « traditionnelle ». (Je mets la tradition ici entre guillemets en référence à la tradition de Patthabi Jois et non à la tradition de l’ashtanga de Patanjali. Or c’est cette dernière que je pratique et enseigne.) Beaucoup ont une vision négative de cette fameuse « tradition ».

Et cet alignement…

Je suis tout récemment venue à bout d’une importante formation de thérapeute qui m’a laissée littéralement sur les genoux. De fatigue – faire un bébé la même année, really ? – et de reconnaissance. Ce petit scintillement du cœur, ces jambes légèrement flagada de détente, ce rougissement dans les joues. Cette réceptivité jusque dans les profondeurs, qui ouvre, ouvre, ouvre…et n’appelle qu’un « merci ». Qui semble un peu léger…car c’est ça, et en même temps c’est tellement plus que ça.

Yoga Shala talks with…Linda Munro

Linda Munro founded Ashtanga Yoga Paris (AYP) in 2004. Today, she shares with us her experience of practicing and teaching yoga for several decades. With her husband Gerald, she is the author of a book covering the Primary Series of Ashtanga Yoga (Yoga Chikitsa).

Yoga Shala interviewe…Linda Munro

Linda Munro a fondé en 2004 le studio de yoga parisien Ashtanga Yoga Paris (AYP). Elle partage avec nous son expérience de pratiquante et d’enseignante de yoga ashtanga depuis plusieurs dizaines d’années. Avec son mari Gérald, elle est l’auteure d’un livre sur la première série d’ashtanga yoga (Yoga Chikitsa).

Yoga Shala interviewe…Vanessa Brouillet

Aujourd’hui, j’ai le plaisir d’interviewer Vanessa Brouillet, fondatrice de l’école de yoga ashtanga YAMA à Marseille & Aix. Ensemble, nous avons parlé de l’ashtanga, des pratiques Mysore, de la vie…je vous en souhaite une excellente lecture !

Changer de vie

Il y a du changement de paradigme dans l’air et il s’accélère. Il ne se passe pas un jour sans que je rencontre une personne qui me parle de quitter son emploi pour travailler en indépendant dans un domaine qui a du sens. À ce sujet, vous pouvez lire mon article sur l’entreprenariat. Vous avez remarqué aussi ? Certains évoquent ça comme un rêve lointain, on sent qu’ils ne sont pas prêts de sauter le pas. D’autres ont déjà entamé le chemin vers l’autre rive et sont fréquemment dans l’inconfort. Les gens veulent…du sens.